Comment se déroule une séance d'orthopédagogie ?
- Nathalie Pérignon
- 12 janv.
- 2 min de lecture
Le déroulé d’une séance d'orthopédagogie chez Neuronéo à Saint-Médard-en-Jalles
Vous vous demandez ce qui se passe vraiment pendant une heure d'accompagnement ? Mon approche ne repose pas sur un programme rigide, mais sur une adaptation constante à l'apprenant. Voici comment je construis mes séances pour transformer l'effort en automatisme.
1. L’accueil avec un grand « A » : Se caler sur l'apprenant
Une séance d'orthopédagogie commence par un temps d’écoute véritable. Je prends le pouls de la semaine : comment se sent l’élève ? Quelles sont ses urgences ou ses réussites ? Même si j’ai préparé une trame, je suis prête à tout modifier pour coller à son besoin immédiat. C’est l'apprenant qui est au centre : si une difficulté scolaire ne peut plus attendre, nous nous en saisissons tout de suite.

2. Le rythme : Une organisation dynamique et modulable
Je ne demande pas à un enfant d'être attentif de la même manière pendant 60 minutes. Mon mode opératoire repose sur le séquençage :
Un découpage en 4 à 6 moments clés : Selon la fatigabilité, nous changeons d'activité régulièrement (toutes les 8 à 20 minutes).
L’alternance cognitive : Je jongle entre des tâches exigeantes et des moments plus ludiques pour maintenir l'engagement sans saturer le cerveau.
3. Le fond : Une approche pluridisciplinaire et croisée
Une seule activité chez Neuronéo peut servir de support à plusieurs objectifs simultanés. Mon rôle est de travailler sur tous les leviers de l'apprentissage :
Le profil d'apprentissage : Je cherche à comprendre comment l'apprenant "évoque", quelle est sa manière de penser et de traiter l'information pour lui proposer des outils sur mesure.
Les fonctions exécutives : Attention, mémoire, inhibition, planification.
Les matières scolaires : Que ce soit la fluence en lecture, les constructions grammaticales ou les mathématiques, chaque matière peut être abordée par le détour pédagogique.
Émotions et Compétences Psychosociales : La motivation et la gestion de l'impulsivité sont au cœur du travail. Apprendre à "réfléchir avant d'agir" est une compétence qui sert aussi bien devant une copie que dans la vie de tous les jours pour éviter les conflits.

4. La personnalisation : Créer pour et avec l’élève
J'aime créer des supports spécifiques basés sur les goûts personnels de mes apprenants (leurs passions, leurs univers). Quand un élève voit ses propres centres d'intérêt intégrés dans un défi de logique ou de vocabulaire, sa motivation change radicalement : il ne fait plus "un exercice", il s'approprie un savoir.
5. La stratégie transférable : Vers l'automatisme

L’objectif est que l’outil devienne un réflexe. On termine souvent par une mission concrète, comme l'utilisation d'outils de gestion de l'attention (par exemple le système du "Feu Tricolore" pour marquer des temps d'arrêt). La réussite, c'est quand l'élève n'a plus besoin que je lui rappelle la consigne : le transfert est réussi quand la stratégie est automatisée et qu'il l'utilise de lui-même, en classe comme en contrôle.
6. Le bilan : Une communication à la carte
Parce que chaque famille est différente, j'adapte ma manière de faire le point :
En direct : Pour les parents présents à la fin de la séance.
À distance : Par un compte-rendu quand le besoin s'en fait sentir, pour assurer le suivi tout en respectant l'autonomie grandissante, notamment pour les plus grands.



Commentaires