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Reconversion professionnelle : comment débloquer la rédaction d'un mémoire ?

  • Photo du rédacteur: Nathalie Pérignon
    Nathalie Pérignon
  • 1 mars
  • 4 min de lecture

Il y a quelques jours, une personne en reconversion professionnelle m’a sollicitée car elle était totalement bloquée dans sa rédaction d'un mémoire.

À quelques années de la retraite, après deux ans d'une formation exigeante, elle doit aujourd'hui rendre son travail de fin d'études. Ce n'est pas pour changer de vie professionnellement, mai

s pour elle-même : un projet personnel qui lui tient à cœur, nourri par ses avancées en travail sur soi et en connaissance de son propre cheminement.

Passionnée et curieuse, elle a lu, écouté, pris des notes et rempli des cahiers entiers pendant deux ans. Et malgré tout ce travail, elle se sentait complètement perdue.


Accompagnement en orthopédagogie pour la rédaction de mémoire en reconversion professionnelle vers l'art-thérapie.

Le fossé entre la richesse personnelle et le cadre académique

Quand je suis arrivée chez elle, j’ai découvert des piles de feuilles, de notes et de résumés. Pour moi qui arrivais de l’extérieur, cela semblait dense et dispersé. Mais très vite, elle m’a expliqué qu’elle savait exactement où se trouvait chaque chose : son organisation était réelle, simplement très personnelle.

Le problème n’était donc pas l’absence de classement, mais le fait qu’elle avait accumulé énormément de matière avant de connaître précisément les attentes du mémoire.

D’un côté, un gisement d’informations riche qu’elle maîtrisait bien. De l’autre, une consigne très cadrée, avec un protocole, des rubriques précises et un nombre de pages limité. Entre les deux, un fossé : comment faire entrer son cheminement de deux ans dans une rédaction de mémoire académique et stricte ?



Quand le cerveau dit stop : l'urgence face à la page blanche

Le lendemain, épuisée d’avoir essayé seule, elle m’a écrit qu’elle n’y arrivait plus : impossible d’écrire une ligne. La page blanche, le doute, les larmes. Ces moments arrivent souvent quand la tête déborde. Les émotions prennent le dessus, la pensée se bloque.

Mon rôle d'orthopédagogue, là, n’était pas de l’aider à « produire », mais de :

  • Rassurer,

  • Recadrer,

  • Redonner de la clarté.

Je lui ai simplement dit : « Respire, tu as déjà fait énormément. On reprendra ensemble pas à pas. » Le premier outil, ce jour-là, c’était la parole. Réinstaurer la confiance avant de reprendre la méthode.

Un défi de taille : Ici, l’intervention est devenue une course contre la montre. Elle a tout juste un mois pour rendre son mémoire. Pour répondre à cette urgence et apaiser son anxiété, nous avons mis en place un suivi serré : à sa demande, je la vois 2 à 3 fois par semaine pour cadrer son avancée et sécuriser chaque étape de sa rédaction de mémoire.

Faire dialoguer les deux mondes : sa structure et les exigences

Nous avons commencé par faire dialoguer sa structure interne avec celle attendue par le jury. Nous avons relu ensemble la consigne, identifié les rubriques essentielles, puis repéré dans ses notes ce qui y répondait directement.

Grâce à une carte mentale simple, nous avons catégorisé : idées personnelles d’un côté, éléments théoriques de l’autre, réflexions pratiques à part.

C’est là qu’elle a compris : il ne s’agissait pas de tout caser, mais de choisir ce qui servait le propos. Son défi n’était plus de remplir les pages, mais de synthétiser avec pertinence, en alignant sa richesse intérieure sur les attentes institutionnelles.



Des outils concrets pour faciliter la rédaction d'un mémoire

Pour structurer sa pensée et gagner en efficacité, nous utilisons des leviers visuels et méthodologiques :

  • Cartes mentales affinées pour chaque partie afin de visualiser l'arborescence des idées.

  • Tableau d’organisation pour planifier les étapes (recherche, rédaction, vérification des consignes).

  • Codage des écrits (Code couleur) : nous avons attribué un code spécifique à ses différentes notes pour les classer selon les parties du plan. Ce tri permet de savoir immédiatement où chaque réflexion doit être intégrée.

  • Pauses programmées pour éviter la saturation mentale.



Des progrès pas à pas, malgré les blocages

Après notre première séance de tri et de structuration, nous avons continué le cheminement pas à pas. Lors de la deuxième rencontre, nous avons repris ses documents disséminés pour reconstituer une première partie du mémoire, comme un puzzle.

Grâce à la carte mentale esquissée précédemment, elle a pu regrouper ses idées éparpillées, les remettre au propre, et se rendre compte qu'une section entière était déjà presque rédigée. Cela lui a donné un élan concret : elle avait enfin de la matière exploitable, prête à être affinée pour sa rédaction de mémoire.

Nous avons aussi mis en place un planning simple sur une page d'agenda — lundi, mardi, mercredi — pour fixer des objectifs quotidiens et maintenir un rythme face à l'échéance. La mission immédiate : rassembler ses notes personnelles pour une partie biographique, remontant à l'enfance, afin d'expliquer son parcours vers cette formation.



Transformer la perception des progrès

À la séance suivante, elle avait produit quatre pages recto-verso, écrites à la main. Un beau travail, même si tout restait à taper à l'ordinateur — une étape qui la freinait, car elle n'est pas à l'aise avec l'informatique. Elle avait aussi avancé sur une autre section, en épluchant ses cours pour relier théorie et pratique.

Pourtant, un nouveau coup de mou est survenu : "Je n'avance à rien." Plutôt que de regarder ce qui manquait, je lui ai tendu une feuille blanche : "Dis-moi tout ce qu'on a accompli depuis une semaine et demie." La liste s'est déroulée : la carte mentale qui l'a recentrée, les parties personnelles rédigées, la routine de travail installée, une section de neuf pages quasi finalisée...

Sur huit parties au total (introduction et conclusion incluses), nous avions avancé sur quatre.

Ce bilan visuel a transformé sa perception : des progrès réels, même imparfaits.



Gérer le stress et les freins techniques

Sous la pression du chrono, le stress remontait, créant une boucle de surcharge cognitive : peur d'échouer, impression d'être "bonne à rien".


Mon rôle était alors double : valoriser les pas accomplis pour restaurer la confiance, et anticiper les obstacles pratiques. Pour la saisie informatique, j'ai évoqué des outils de dictée vocale qui retranscrivent avec ponctuation, afin d'éviter cette corvée chronophage pour elle.

Accompagner ainsi, c'est naviguer entre organisation méthodologique et soutien émotionnel. Ce n'est pas faire à la place de l'apprenant, mais l'aider à voir ses propres forces, à avancer par petits pas, et à transformer l'angoisse en mouvement. Elle repart motivée, consciente que dans la rédaction de mémoire, la clarté émerge du rythme et du tri, pas de la perfection immédiate.



Besoin d'aide pour votre rédaction de mémoire ou une formation en reconversion ? L'orthopédagogie vous offre les outils pour structurer votre pensée et libérer votre potentiel, même dans l'urgence.

 
 
 

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